Rupture conventionnelle : comment faire pour que l’employeur accepte ?

La rupture conventionnelle permet au salarié de percevoir des indemnités tout en ménageant sa relation avec son employeur et préparer ses nouveaux projets. Mais lorsque celui-ci ne s’y attend pas, même après présentation de la demande manuscrite, il peut très bien refuser, obligeant le travailleur à démissionner et à tirer un trait sur ses différents avantages. Voici alors des conseils sur comment éviter d’en arriver là.

 

Établir une bonne stratégie

Pour ceux qui ont comme projet de lancer leur propre affaire ou travailler en freelance, l’allocation chômage obtenue à l’issue de la rupture conventionnelle constitue déjà une bonne source de financement pour commencer. Il ne faut alors pas lésiner dessus.

 

En parlant de délais, on ne demande pas une rupture conventionnelle un jour comme les autres alors que tout va bien dans l’entreprise. On choisit des moments tactiques comme un remaniement partiel ou intégral. Dans ce cas-là, beaucoup d’employés sont victimes de transferts, voire pire, de licenciement. Certes, il est plus difficile de convaincre l’employeur d’une rupture conventionnelle à ce moment-là, mais si la personne concernée expose les faits dans le calme, la pilule passera peut-être un peu mieux.

 

Évoquer l’ancienneté et la conjoncture de l’entreprise

 

Personne n’a intérêt à dévoiler ses projets de freelance en quittant l’entreprise où il a passé plusieurs années. On peut par exemple prendre comme excuse son désaccord quant aux changements dans la société durant l’entretien qui est censé suivre l’envoi de la demande de rupture conventionnelle.

 

Il serait aussi bon d’énumérer en toute humilité sa valeur au sein de l’entreprise, ses réalisations, et sa contribution à sa bonne marche. Beaucoup tentent également de convaincre l’employeur qu’embaucher des personnes jeunes et qui auraient un regard neuf sur l’entreprise serait bien plus avantageux pour les deux partis. Et bien sûr, organiser son départ et accorder un préavis, bien que ce ne soit pas obligatoire pour le salarié, d’un à trois mois, a de fortes chances de persuader son interlocuteur.